Retour d’expérience : la stratégie patrimoniale de la Ville de Bourg-en-Bresse (01)

École des Vennes à Bourg-en-Bresse avant rénovation © ville de Bourg-en-Bresse

La volonté de mener des actions d'économies d'énergie a été motivée par des contraintes environnementales fortes liées aux engagements européens (« 3 X 20 » pour 2020), français (« Facteur 4 » pour 2050), et de la ville (Agenda 21, incluant un PCET). D’autres facteurs, comme les contraintes budgétaires importantes qui s'imposaient à la collectivité, l’inflation prévisible du coût de l'énergie et un patrimoine à pérenniser et à mettre aux normes (accessibilité notamment) ont également encouragé la Ville de Bourg-en-Bresse à mettre en place une véritable stratégie de rénovation de son patrimoine bâti.

En 2009, dans le cadre de l’Agenda 21 de la Ville, un diagnostic a été réalisé sur 111 sites et 182 bâtiments, dont 84 considérés comme « vivants et à données fiables ». La consommation totale par habitant était alors bien au-dessus de la moyenne nationale : 598 kWh/an/habitant, alors que l’ADEME annonçait une moyenne nationale de 389 kWh/an/habitant en 2005.

Un bilan détaillé des consommations en mars 2010 a permis de fixer les objectifs de réduction des consommations énergétiques à au moins 58%.

La Ville a mis en place un certain nombre de critères de choix des bâtiments, comme les niveaux de consommation énergétique, les émissions de gaz à effet de serre, les coûts, l’âge des bâtiments, le taux d’occupation, les usages… Sur cette base, un budget travaux a été alloué dès 2010, d’un montant de 400 000 €/an, dédié aux économies d'énergie.

Pour la réalisation des travaux, la Ville a rapidement été confrontée à un double constat : une capacité financière limitée par rapport aux besoins et aux engagements en matière d’économies d’énergie, et une ingénierie non adaptée au volume des travaux et aux particularités de certains chantiers. Elle a alors concentré son effort sur les quinze bâtiments les plus énergivores de son patrimoine, et précisé ses objectifs d’économies, sur la base d'études techniques, juridiques et financières.

Pour passer à l’action, elle a décidé de devenir actionnaire de la SPL OSER et de lancer, par son intermédiaire, un premier CPE sur trois groupes scolaires dès 2014.